Veni, sponsa, de Libano

L’un des vingt-quatre vieillards couronnés de lys qui marchent devant le char chante les paroles tirées d’un verset du Troisième poème du Cantique des cantiques [IV, 8], en guise d’invitation à Béatrice. Ce poème chante l’amour nuptial. En voici les paroles:

Veni di Libano, sponsa mea,
veni de libano…
[Viens du Liban, mon épouse, 
viens du Liban, fais ton entrée.]

Ce poème est aussi cité par Dante dans un passage de son Convivio où il interprète la Philosophie Morale comme “science divine”: 

Salomon dit à propos de celle-ci [la science divine]: “Il y soixante reines reines / et quatre-vingt colombes / (et des jeunes filles sans nombre). / Unique est ma colombe, / unique est ma parfaite. Il appelle toutes les sciences reines, amies et servantes; mais il appelle celle-ci colombe, parce qu’elle n’est entachée d’aucune querelle ; et il l’appelle parfaite parce qu’elle nous fait parfaitement voir la vérité où s’apaise notre âme. 1Banquet, Livre II, XIV, 20, traduction Christian Bec – in Dante,  Œuvres complètes, Le Livre de poche, 2013, p. 247]

Et voici ce Chant —grégorien— tiré du Cantique des Cantiques

[source: The World of Dante]