Silvius (Silvio)

Dans la Divine Comédie, Dante suit Virgile, en faisant de Silvius le fils d’Énée et de Lavinia, la fille de Latinus, roi du Latium.

Après la mort du héros troyen, sa mère se serait réfugiée dans la forêt de crainte que son demi-frère Ascagne (fils d’Énée et de Créuse) ne le tue. C’est donc dans les bois que Lavinia aurait donné naissance à Sirius et qu’elle l’aurait par la suite élevé. Plus tard, Ascagne lui aurait cédé le pouvoir à Lavinium, la ville qui portait le nom de Lavinia, et aurait fondé de son côté la ville d’Albe-la-Longue (située près de l’actuel Castel Gandolfo). Après un long règne, Silvius lui aurait succédé à Albe, établissant une longue dynastie, les Silvi.

Cette version de la vie de Silvius est magnifiquement retracée au Livre VI de l’Énéide, lorsque Anchise, aux Enfers entreprend de dire à Énée «les descendants que tu auras de race italienne et les âmes illustres qui porteront le nom de notre famille»: 

Ce jeune homme (…) il est le premier qui se dressera au séjour des hommes, avec du sang italien mêlé au nôtre; c’est Silvius, de race albaine, le dernier enfant que ta femme Lavinia te donnera tardivement à la la fin de ta vie et qu’elle élèvera dans une retraite sylvestre, roi et père de rois. Par lui notre famille dominera sur Albe-la-Longue (760-765)

  • SourcesDante Dictionnary, Oxford, 1848, Paget Toynbee; Énéide, de Virgile, Les Belles Lettres, 1961, traduction de André Bellessort; Wikipedia.